
Tristan Garcia est un jeune homme de 27 ans qui esquisse dans son premier roman,
La meilleure part des hommes, la cartographie des luttes/émancipations/trahisons des "différents mouvements" de la communauté homosexuelle des années 80-90, années pour le moins charnières. On croit reconnaître Didier Lestrade, Guillaume Dustan ou Alain Finkielkraut même si l'auteur se défend d'avoir tenté de les représenter. Pas grave, on voit où le garçon veut en venir. Enfin, pas vraiment, parce que Garcia se défend aussi de juger ces hommes, comme le contexte dans lequel ils évoluent (il dresse le constat d'échec mais ne met rien en perspective). Garcia se défend un peu trop, d'ailleurs, et glisse sur son sujet sans vraiment donner l'impression d'en tirer une quelconque matière propice à nous faire penser notre époque à nous. Un peu vain ? L'auteur parle d'un "exercice de style", très réussi, certes (ici, "l'oralité" de la prose fonctionne, ce qui est suffisamment rare pour être souligné), mais trop timoré. À lire quand même, ne serait-ce que pour l'ambition du projet, même si on s'attendait, de la part d'un garçon qui soutient une thèse de philo (sur la crise de la représentation) dirigée par Alain Badiou, à un livre un peu plus "couillu". À confirmer ou infirmer dans quelque temps, puisque Tristan Garcia aurait d'autres romans dans ses tiroirs.
lundi 1 septembre 2008
De part et d'autre
//////// post de :
ici?rien